Archives du mot-clé démarrage

Déverrouiller le mot de passe du trousseau sous Ubuntu 10.10 et suivants

Une note rapide, qui est plus à usage personnel qu’autre chose. J’avais fait le même genre de post pour une version plus ancienne (le post date de 2009). Mais j’ai ce problème à chaque installation donc, un nouveau billet s’impose étant donné que la procédure a un peu changé.

Pour changer le mot de passe du trousseau de clés (et le mettre à l’identique de votre mot de passe de connexion afin qu’il ne soit plus demandé), allez dans Système → Préférences → Mots de passe et clés de chiffrement. (sous Lucid, il faut aller dans Applications → Accessoires → Mots de passe et clés de chiffrement).

Mots de passe et clés de chiffrement_001

Dans l’onglet « Mots de passe », vous avez l’entrée « Mots de passe : login ». Cliquez dessus avec le bouton droit de votre souris et choisissez « Modifier le mot de passe ». Vous changez le mot de passe par le mot de passe de login de la session de votre compte. Et voilà !!!

Modifier le mot de passe du trousseau de clés_002

Via la doc Ubuntu

Test rapide de Linux Mint LXDE

Il y a quelques temps, j’avais fait une installation (moisie je pense) de Lubuntu, la version LXDE d’Ubuntu. Mais, comme elle était moisie, j’ai eu pas mal de soucis principalement des problèmes de droits, de place sur le disque, … Donc, quand j’ai vu que Linux Mint avait sorti elle aussi une version LXDE de Julia, j’ai décidé de repartir de zéro et de l’installer sur mon eeepc 701.

D’abord, il faut préciser que LXDE est un environnement de bureau (comme GNOME ou KDE par exemple) très léger, plus à destination des vieilles machines ou avec des capacités limitées. Mais si on a juste envie d’avoir une installation assez dépouillée et très rapide, ça le fait également. Le gestionnaire de fenêtres utilisé est Openbox, que je connais un peu, donc ça ne va pas me dépayser. Par contre, c’est beaucoup plus « roots » et moins policé que GNOME par exemple, surtout au niveau interface utilisateur.

Donc téléchargement d’iso ICI, puis je la mets sur une clé usb (dont j’efface consciencieusement d’abord tous les fichiers présents, c’était une des causes du moisissage de la précédente installation) grâce à Unetbootin. Puis on enfiche la clé dans l’eeepc, on démarre, on appuie sur Echap comme un malade au démarrage et on choisit ladite clé USB. Et tout roule.

L’installation d’abord se fait sans douleur, ça ressemble beaucoup à l’installeur d’Ubuntu (mais pas la dernière version, celle d’avant je pense). En même temps, Linux Mint est toujours basée sur Ubuntu donc c’est normal.
C’est assez rapide sur mon eeepc, ce qui est plutôt rare, en général, ça prend des plombes. Par contre, il est à noter qu’il voulait absolument que je sois connecté à internet. Mais la connexion en wifi n’a pas posé de problème.

Une fois l’installation terminée on redémarre et on tombe sur la classique demande de connexion (utilisateur puis mot de passe). Bon, c’est un truc qui m’horripile, j’ai horreur de ce machin. Le premier truc que je fais en général, c’est de supprimer ça. Je sais que pour la sécurité, c’est pas bien mais bon.
Et c’est le premier point qui va m’embêter, car pas moyen de faire en sorte de zapper ce login. Le login automatique se trouve normalement dans Utilisateurs et groupes, mais ici, j’ai beau cocher ne pas demander le mot de passe à la connexion, ça revient à chaque fois quand même. Je sens que je vais aller poster sur le forum Ubuntu …

Ce petit désagrément passé, cette version de Linux Mint est très agréable à utiliser sur mon netbook, ça répond au quart de tour, ça ne plante pas, les boites de dialogue sont adaptées à la résolution de l’écran (on ne rigole pas, c’est loin d’être toujours le cas) et surtout, il me reste un max de place sur mon petit disque dur. Sur 3.3 Go, il m’en reste 1.2 après l’installation. Je vais pouvoir faire les mises à jour (ce qui était impossible avec Lubuntu). En plus, je n’ai quasiment pas fait de ménage car l’offre logicielle est très adaptée et il n’y a que des programme peu gourmands que ce soit en espace disque ou en mémoire. Le seul bémol c’est que c’est Firefox qui est le navigateur par défaut, alors que j’utilise désormais Chromium. Mais je chipote.

Côté hardware, tout est reconnu sans rien faire. Même l’OSD fonctionne (sauf pour le son) et là encore ce n’est pas toujours le cas. Le seul truc qui déconne un peu, c’est que j’ai perdu en cours de route la reconnexion automatique du wifi à mon réseau domestique quand l’ordi sort de veille ou quand il démarre. Mais j’ai réactivé le paramétrage ad hoc dans le gestionnaire de réseau et je n’ai plus de problème.

L’un des gros points forts de Linux Mint est quand même la compatibilité avec Ubuntu, et donc avec les paquets deb (donc de manière plus générale avec Debian, même si je n’ai pas testé). De façon plus globale, il y a de grandes chance que si une manipulation fonctionne sur Ubuntu, elle fonctionne également sur Linux Mint. Et du coup, ça ouvre pas mal de possibilité en terme de recherche lors de l’apparition de problèmes.

L’autre point fort est la large panoplie de logiciels offerts (maison ou pas), qui sont là pour simplifier la vie de l’utilisateur. L’offre logicielle est pléthorique par défaut, mais pas de doublon et les choix sont très bons, à mon goût en tous les cas. On note qu’il existe donc dès l’installation un gestionnaire de mise à jour plus évolué, un client FTP, un logiciel de backup, le tout développé spécialement pour Mint. Bref, Mint n’est pas une énième resucée d’Ubuntu sans imagination. Ils se donnent du mal et ce dans le bon sens.

L’un des seul point embêtant que j’ai relevé est qu’avec certaines applications, la police est en blanc dans certains champs de saisie ou boutons et donc l’écriture reste invisible, ce qui est tout sauf pratique.

Donc en conclusion, je vous conseille de jeter un œil sur Linux Mint, c’est une distribution qui commence à avoir un peu de bouteille et avec les changements apportés récemment à Ubuntu (cf. la polémique actuelle avec Unity), je pense qu’elle va prendre encore plus de galon.

Customiser GRUB-PC dans Ubuntu 10.04

J’ai la chance de pouvoir écrire assez régulièrement pour le magazine Linux Identity (j’en avais parlé dans un précédent billet d’ailleurs). Ce qui est sympathique, c’est que l’on peut reproduire le contenu des articles que l’on écrit au bout d’un certain temps. Voici donc ma prose sur la customisation de Grub-PC sur Ubuntu 10.04 (mais je pense que ça doit pouvoir s’adapter aux versions ultérieures d’Ubuntu, à toute distribution à base de Debian et peut être même aux autres.)

De GRUB à GRUB-PC

Afin de démarrer, votre ordinateur a besoin de savoir quels sont les systèmes d’exploitation présents, afin de pouvoir choisir celui qui doit être lancé et mettre en marche la procédure de boot.
Dans les versions d’Ubuntu antérieures à la 9.10, GRUB Legacy (GRUB étant l’acronyme de GRand Unified Bootloader) était le programme installé par défaut qui était en charge de cette tâche. Il peut amorcer des systèmes compatibles avec la norme POSIX (GNU/Linux, *BSD, Apple Mac OS, etc.) et possède également la capacité d’enchainer vers un autre amorceur pour les systèmes non compatibles avec la norme POSIX (comme Windows).

Cependant, le projet a choisi de faire évoluer GRUB vers une nouvelle version et un nouveau programme a été écrit, qui a donné naissance à GRUB 2, renommé ensuite GRUB-PC.

Présentation de GRUB-PC
Tout comme GRUB Legacy, GRUB-PC va vous permettre de choisir les entrées qui seront disponibles lors du démarrage de votre ordinateur. Il est également compatible avec les OS de la norme POSIX et ceux qui ne le sont pas. Aucun souci donc pour faire cohabiter par exemple, un ou plusieurs systèmes d’exploitation GNU Linux, une version de Microsoft Windows et une de Mac OS dans le menu.

Grub au démarrage

Cette nouvelle version ayant été réécrite totalement, elle est devenue beaucoup plus puissante. La contrepartie de cette puissance étant une complexité de paramétrage accrue et le nombre d’options disponibles.

Les avantages et inconvénients de GRUB-PC vs GRUB

La majorité des paramétrages de GRUB Legacy tenait dans un seul fichier, « /boot/grub/menu.lst ».

Un simple éditeur de texte en mode super utilisateur suffisait pour paramétrer l’ordre des OS au démarrage, leur nombre, le timeout, …

Aujourd’hui ce n’est plus forcément vrai. En effet, GRUB-PC est plus complexe que son ancêtre. Il est composé de plusieurs fichiers et de scripts répartis dans plusieurs répertoires et la simple édition de ces fichiers n’apportera pas forcément la modification escomptée.

L’avantage de cette complexité étant notamment que le programme possède désormais une interface graphique, est nettement plus modulable et s’adapte à un plus grand nombre d’architectures matérielles.

Afin de s’y retrouver par la suite, voyons quels sont les fichiers utilisés par GRUB-PC

Liste des fichiers utilisés pour la configuration

Voici une brève présentation des fichiers que nous allons rencontrer dans les paragraphes suivants.

  • /boot/grub/grub.cfg : C’est le fichier lu au démarrage de l’ordinateur, remplaçant donc menu.lst sur grub-legacy. En revanche, comme il est généré automatiquement par update-grub, il ne doit donc pas être modifié manuellement, sous peine de voir ses modifications écrasées lors de la prochaine mise à jour.
  • /etc/default/grub : il gère les valeurs par défaut de grub (notamment le délai de lancement, la résolution d’affichage, splash/quiet)
  • les fichiers du dossier /etc/grub.d/

Ce sont avec ces six scripts que nous allons le plus agir, car ils vont nous permettre de modifier les choix et l’ordre des systèmes d’exploitation dans le menu.

  • 00_header : contient le script gérant les options définies dans /etc/default/grub.
  • 05_debian_theme : gère les couleurs du menu et le fond d’écran éventuel.
  • 10_linux : contient le script spécifique au chargement d’un type de noyau. Ce script génère les entrées pour le système par défaut du grub.cfg.
  • 20_memtest86+ : lance le test de mémoire « memtest ».
  • 30_os-prober : contient le script de recherche des autres systèmes installés.
  • 40_custom : configuration perso. C’est là qu’on pourra paramétrer manuellement le lancement des systèmes d’exploitation.

La notion la plus importante à connaitre à propos de ces fichiers est qu’ils seront traités dans l’ordre numérique (00, puis 05, 10, 20 …). Cela aura son importance plus tard.

Modifier l’ordre des différents OS dans le menu

Si vous avez sur votre disque dur Windows et Ubuntu qui cohabitent, il peut arriver que vous souhaitiez modifier l’ordre d’apparition dans le menu des différents systèmes d’exploitation. En effet par défaut, ce sont les entrées Ubuntu qui apparaissent en premier, puis un séparateur et enfin les autres systèmes d’exploitation. Il est plus pratique, si comme moi vous n’utilisez finalement que deux entrées, d’avoir tout sous la main en descendant ou en montant juste d’une entrée avec les touches fléchées du clavier.

La solution la plus simple pour y arriver est de faire remonter les entrées Windows en premier dans la liste. Il suffit de renommer le fichier « 30_OS-prober » en lui donnant un nom qui commence par un nombre compris entre 06 et 09. Ce qui revient à faire traiter ce script entre « 05_debian » et « 10_linux », puisque nous avons vu précédemment que les fichiers sont traités dans l’ordre qui correspond à leur nom.

On se place donc dans le dossier contenant les scripts en tapant dans un terminal :

cd /etc/grub.d

Puis on renomme le fichier « 30_OS-prober » en « 07_OS-prober » pour le faire remonter dans l’ordre numérique des scripts, en tapant la commande suivante :

sudo mv 30_os-prober 07_os-prober

Si le fait de renommer le fichier original vous donne des sueurs froides, vous pouvez également l’enregistrer sous un autre nom, ce qui vous évitera de perdre votre fichier original, on ne sait jamais. En revanche, vous aurez deux fois les entrées Windows (au début du menu et à la fin). Pour ce faire, il suffit de saisir la commande cp (pour copy) au lieu de mv :

sudo cp 30_os-prober 07_os-prober

Liste des scripts grub modifiés

Rien ne vous empêche de supprimer « 30_OS-prober » par la suite quand vous aurez validé que la manipulation fonctionne.

Enfin, on met à jour le GRUB. C’est une manipulation à faire à chaque fois que vous modifiez quoi que ce soit dans les fichiers, car comme je l’ai indiqué plus haut, vos modifications ne seront pas prises en compte si vous ne le faites pas.

Donc toujours dans un terminal, on tape :

sudo update-grub

Et voilà vous devriez maintenant avoir les entrées Windows au dessus de celles d’Ubuntu.

ligne de commande sudo update-grub suite et fin

Supprimer des entrées de noyau dans le menu de démarrage

On continue dans le nettoyage du menu de démarrage avec la suppression des entrées des noyaux superflus. Si vous avez installé votre Ubuntu depuis un certains temps, vous avez certainement plusieurs noyaux qui ont été installé au fil des mises à jour. Le problème, c’est que chacun de ces noyaux apparait dans le menu, l’alourdissant d’autant. Nous n’allons donc garder que le dernier. Cette opération sera bien sûr à renouveler lorsqu’un nouveau noyau sera installé, mais seulement une fois que vous aurez constaté qu’il n’apporte pas de bug à votre installation.

La solution la plus simple, et qui a le mérite de se faire graphiquement, est de cacher les noyaux superflus en les déplaçant manuellement vers un dossier que l’on créera à cette occasion.

On ouvre tout d’abord le dossier « /boot » avec les privilèges de super utilisateur dans nautilus. A vous d’adapter si vous êtes sous Kubuntu ou Xubuntu avec votre gestionnaire de fichier favori.

gksudo nautilus /boot

On crée ensuite un dossier. Dans un espace vide, on clique droit de la souris et on choisit « Créer un dossier », que l’on nommera « NoyauxCachés ». On peut aussi utiliser le raccourci clavier Ctrl + Shift + N.

On sélectionne ensuite à la souris (ou en maintenant la touche Ctrl du clavier enfoncé entre chaque clic) tous les fichiers désignant un ancien noyau et on les fait glisser dans le dossier « NoyauxCachés ». Dans l’exemple ci-dessous ce sont tous les fichiers dont le nom contient la version du noyau 2.6.32-21.

Noyaux à supprimer

Attention cependant à ne pas cacher le noyau sur lequel votre système s’est lancé, car cela pourra poser des problèmes lors du prochain redémarrage. Soyez donc bien sûr des noyaux que vous déplacez.

Pour finir, on met à jour GRUB :

sudo update-grub

Maintenant, vous devriez voir que le ou les noyaux que vous avez déplacés n’apparaissent plus lors de la création du fichier grub.cfg

ligne commande sudo update-grub

Supprimer les entrées Memtest86 au boot

De la même manière que nous avons caché les noyaux superflus, les entrées Memtest peuvent être cachées également. Pour cela, il suffit de déplacer le script « 20_memtest86+ » dans un dossier que l’on va créer.

Pour changer, on va créer le dossier « memtest » dans le dossier dans /etc/grub.d/ en ligne de commande :

sudo mkdir /etc/grub.d/memtest

Puis, on déplace graphiquement le script « 20_memtest86+ » dans le dossier créé dans nautilus (toujours avec les droits de super utilisateur) :

gksudo nautilus /etc/grub.d
Fichiers dans grub.d

Et on n’oublie surtout pas de mettre à jour GRUB :

sudo update-grub
Ligne de commande sudo update-grub suite

Modifier le système d’exploitation sur lequel démarrer par défaut

Par défaut, c’est la première entrée du menu de démarrage qui est sélectionnée et qui provoquera le démarrage du système. Or, on peut avoir envie parfois de ne pas démarrer par défaut sur cette première ligne (par exemple pour démarrer sur Windows si on partage son PC avec d’autres

personnes). Pour modifier ce paramétrage, il faut tout d’abord comprendre la règle de comptage des entrées par GRUB, car c’est le numéro de la ligne qui va déterminer le système qui sera lancé.

Si on se base sur mon menu de démarrage avant que nous ayons appliqué toutes nos modifications, ça ressemble à cela :

Ubuntu, avec Linux 2.6.32-23-generic
Ubuntu, avec Linux 2.6.32-23-generic(mode de récupération)
Ubuntu, avec Linux 2.6.32-21-generic
Ubuntu, avec Linux 2.6.32-21-generic(mode de récupération)
Memory Test, (memtest86+)
Memory Test, (memtest86+, serial console 115200)
Microsoft Windows XP  Professionnel (on /dev/sda3)

Voici le même menu avec les numéros correspondants sur la gauche :

0	Ubuntu, avec Linux 2.6.32-23-generic
1	Ubuntu, avec Linux 2.6.32-23-generic(mode de récupération)
2	Ubuntu, avec Linux 2.6.32-21-generic
3	Ubuntu, avec Linux 2.6.32-21-generic(mode de récupération)
4	Memory Test, (memtest86+)
5	Memory Test, (memtest86+, serial console 115200)
6	Microsoft Windows XP  Professionnel (on /dev/sda3)

L’entrée de Windows XP correspondra donc au N° 6 car on commence à compter à partir de zéro.

Le plus simple pour choisir la ligne et donc le système d’exploitation sur lequel l’ordinateur sera positionné par défaut dans le menu est de saisir la ligne de commande ci-dessous, où « x » est bien sûr le nombre que l’on a trouvé à l’étape précédente,

sudo grub-set-default x

Cependant, sur certaines configurations, cette commande ne fonctionne pas. Il faut alors aller modifier manuellement le fichier /etc/default/grub, en modifiant la variable GRUB_DEFAULT= avec le nombre que l’on a trouvé précédemment.

On peut aussi choisir de fonctionner autrement et décider de mettre par défaut le système qui a été choisi lors du dernier démarrage. Dans ce cas la variable GRUB_DEFAULT= sera suivi de « saved » (sans guillemet), Pour que cela fonctionne, il faudra rajouter une ligne en dessous de celle que l’on vient de modifier avec l’entrée GRUB_SAVEDEFAULT=true.

Changement du fond d’écran du menu

La couleur noire du menu de démarrage est assez tristounette, il faut bien le dire. Nous allons donc ajouter une image en « fond d’écran » pour l’égayer.

On modifie tout d’abord le fichier /etc/default/grub. On l’ouvre dans un éditeur de texte et on décommente la ligne suivante (en enlevant le # qui se trouve devant) :

# GRUB_GFXMODE=640×480

On va fixer une résolution de 800×600 qui devrait convenir à la plupart des PC, en modifiant la ligne comme suit :

GRUB_GFXMODE=800x600x32,800×600

Le plus important dans la taille à donner est de conserver le ratio de votre écran (4:3, 16:10, …).

On renomme l’image en « 00_image_de_fond.jpg » puis on la copie dans le dossier /boot/grub/ avec les droits de super utilisateur.

Maintenant, nous allons modifier le script « 05_debian_theme » qui, comme on l’a vu précédemment, gère toute les customisations graphiques du menu. On l’ouvre avec son éditeur de texte :

sudo gedit /etc/grub.d/05_debian_theme

On modifie les lignes 10, 11 et 12 comme suit et on sauvegarde :

WALLPAPER= »00_image_de_fond.jpg »

COLOR_NORMAL= »white/black »

<COLOR_HIGHLIGHT= »blue/magenta »

En résumé, on a fait les choses suivantes :

  • donné le nom du fichier qui sera notre fond d’écran (WALLPAPER)
  • défini une couleur pour le texte (COLOR_NORMAL) : blanc sur fond transparent (le noir en deuxième correspond à transparent)
  • défini une couleur pour le texte sélectionné (COLOR_HIGHLIGHT) : bleu sur fond en magenta.

Et on n’oublie pas de mettre à jour :

sudo update-grub

Une fois toutes ces modifications effectuées, vous devriez avoir un magnifique menu de démarrage mis en forme comme vous le souhaitez et avec une belle image de fond. Ce ne sont pas des modifications compliquées et elles ne prennent pas des heures à mettre en place. Mais le résultat permet d’obtenir une meilleure ergonomie et un look largement amélioré.

GRUB2

C’est très flatteur

J’ai été contacté il y a plusieurs semaines par Linux Identity afin d’écrire un article pour le numéro qui est paru en kiosque au mois d’aout à propos d’Ubuntu 10.10. Je ne connaissais ce magazine que de nom. Après l’avoir feuilleté, je peux vous dire que l’exemplaire que j’ai reçu est bien fini, c’est clair et les articles sont intéressants.

Par conter, ça fait vraiment bizarre de voir son nom sur un vrai mag papier. Et ça fait bien plaisir aussi, c’est vrai. 🙂

Au fait, l’article que j’ai écrit parle de la customisation de GRUB2 ou GRUB-PC, pour avoir un menu de démarrage bien sympathique et à sa convenance. J’aurai le droit de reproduire le contenu sur le blog une fois que le magazine sera paru, donc, vous n’y couperez pas, vous pourrez le lire dans quelques semaines. Et je pense que je vais renouveler l’expérience, c’est finalement très sympa et c’est une autre facette du « métier » de l’écriture par rapport à ce que je produit sur ce blog.

Mandriva s’apprête à lancer sa minidistribution Linux, Instant-On

Mandriva a profité de la présentation de la nouvelle mouture de sa distribution, estampillée 2010, pour en dévoiler une version à démarrage rapide, appelée Instant-On.

Dans la même veine que les Splashtop, Express Gate ou Xandros Presto, présenté rapidement ici même, la promesse de cette distribution est de démarrer en 10 secondes le PC pour accéder le plus vite possible à son navigateur, son client de messagerie instantanée, traitement de texte ou lecteur multimédia. Cet accès sera donné via de grosses icônes, un peu à la manière de Xandros ou des version UNR d’Ubuntu.

Bien sûr, c’est du Linux donc les programmes sont libres (Firefox, Ooo et pas encore déterminés à 100% pour le client IM et le lecteur multimédia). L’installation prendrait un espace allant de 300 Mo à 1 Go.

Le prix (//mode troll ON car c’est Mandriva, donc c’est payant // mode troll OFF), sera de 10 à 15 euros, ce qui reste assez raisonnable.

Là où c’est moins sympa c’est que le particulier qui télécharge cette mini distro n’aura aucune possibilité de personnalisation, au contraire des version OEM prévues pour les intégrateurs.

[dailymotion xain5c]

Pas de trace de la disponibilité et de la manière de l’installer pour l’instant.

Via 01.net

[Firefox du mercredi] FEBE : Firefox Backup Extension

En bon psychotique de la sauvegarde, FEBE est la première extension que je mets sur toute nouvelle installation de Firefox, sous Linux comme sous Windows. Car plus que de sauvegarder de manière automatique et régulière mon profil, elle me permet de retrouver toutes mes extensions, préférences, mots de passe … en un clin d’oeil et à l’identique sur tous mes PC.

ON LA TROUVE OU ?

Comme d’habitude sur le site des extension Firefox, ICI.

CA FAIT QUOI EXACTEMENT ?

FEBE va permettre de programmer des sauvegardes de tout ce qui constitue un Firefox en pleine possession de ses moyens : extensions, moteurs de recherche, préférences, mot de passes, cookies, … jusqu’au profil complet pour ne pas se prendre la tête.

Cette sauvegarde peut être faite quand vous le décidez, ou programmée avec une certaine latitude dans le choix, comme nous le verrons plus bas.

Et à quoi sert de sauvegarder si on ne peut pas réimporter ses sauvegardes ? Ça tombe bien FEBE le fait aussi.

ET CA MARCHE COMMENT ?

Voyons les options à notre disposition.

  • Onglet Options

FEBE options

D’abord, on détermine le type de sauvegarde à effectuer. Profil complet, ça sauvegarde tout le profil, l’équivalent d’une copie du dossier profil se trouvant sur le disque dur du PC. Sélective au contraire, permet de sélectionner les éléments à sauvegarder et qui sont à choisir en dessous. Sur la copie d’écran, on voit par défaut la sauvegarde des extensions et des thèmes, mais en cliquant sur éléments additionnels, vous aurez plus de choix, en fait tout ce qui fait partie du profil (favoris, cookies, mots de passe, sessions d’identification, historique, …).

Sur le côté, on a aussi un choix d’options, avec un bouton d’information qui vous éclairera si le titre n’est pas assez explicite. Celui que je trouve le plus important, c’est le dernier : inclure une copie de FEBE dans la sauvegarde, car ça permet directement de pouvoir réinstaller tout sans rien avoir à télécharger (utile si la connexion réseau n’est pas présente).

Enfin vous pouvez choisir de sauvegarder à la fois le profil et certains éléments, ou alors alternativement l’un ou l’autre.

  • Onglet Dossier
  • FEBE dossier

    Comme son nom l’indique, vous choisirez ici, le dossier de destination des sauvegardes à venir. Attention toutefois, si vous sauvegardez vos préférences de FEBE, lors de la réinstallation, ce sera ce chemin qui sera remis en place. La sauvegarde génèrera une erreur si le dossier n’existe pas (par exemple en passant de windows à linux, hum hum, et vice versa).

    Deux autre options permettent de choisir la forme du nommage du dossier de sauvegarde (qui lui est créé automatiquement) si vous choisissez d’inclure le jour et l’heure. On peut aussi ne conserver que les X dernières sauvegardes pour gagner un peu d’espace disque.

    La dernière option, effacer le dossier de destination doit certainement servir à repartir de zéro à chaque fois en supprimant le contenu du dossier. C’est pure supputation de ma part je n’ai jamais utilisé.

  • Onglet Planification
  • FEBE planification

    Là encore, c’est assez clair, vous allez choisir le moment auquel vous désirez que la sauvegarde se fasse, si vous voulez un backup automatique.

    Sinon, le choix vous est donné entre le démarrage et la fermeture du navigateur.

    Enfin, vous pouvez vous mettre des rappels. « 0 » voulant dire, pas de rappel.

  • Onglet Déboguer
  • FEBE déboguer

    Passons rapidement, il sert à remettre à zéro les préférences (faites un backup avant !!!) et vérifier le dossier d’extension.

  • Onglet Boxnet
  • FEBE boxnet

    Ici, vous pourrez profiter de votre compte Boxnet pour uploader vos sauvegardes sur votre espace de stockage en ligne. (jamais testé)

  • Onglet Info
  • FEBE info

    Le classique onglet à propos, avec les liens utiles.

    Une fois que tout est paramétré, vous pouvez déclencher une sauvegarde manuellement, même si votre choix s’est porté vers la planification à dates fixes. Pour cela, cliquer sur Outils > FEBE > Effectuer la sauvegarde. Le navigateur sera totalement inerte pendant ce temps, qui varie selon vos spécifications et le « chargement » de votre Firefox (nombre d’extensions, historique, …).

    OUI MAIS ET LA RESTAURATION ?

    Facile !!
    Outils > FEBE > Rétablir et choisissez ce que vous voulez restaurer.
    C’est l’un des seuls reproches que je peux faire à cette extension, c’est de ne pas pouvoir choisir plusieurs type de choses à restaurer en une seule fois. Il faut se les faire les uns après les autres … sauf si vous choisissez profil complet.

    AU FINAL …

    Indispensable et c’est tout. Si vous formatez souvent, que vous testez dans des machines virtuelles ou en live CD, ou tout simplement pour de la sauvegarde pure et dure, c’est l’extension à posséder.

    Petit truc, n’hésitez pas à la désactiver si vous choisissez de faire vous même vos sauvegardes, car elle ralentit pas mal le chargement de Firefox au démarrage.

    Mes sentiments sur Xandros Presto après une utilisation plus longue

    presto-logoComme promis, j’ai utilisé un peu plus Presto après mon test rapide et j’ai tenté de le rendre plus user friendly en le customisant un peu. Voici le résultat de mes tentatives.

    HARDWARE

    Le clavier : le mapping ne peut pas être changé tant qu’on reste sur la béta. On est donc condamné à se contenter d’un clavier qwerty, ce qui est très gênant pour un francophone. Apparemment, c’est une question récurrente et la livraison finale devrait corriger cela. Normalement ca devrait sortir le 13 avril (toujours rien à l’heure où j’écris ce billet).

    La carte graphique : en fait il y a bien un driver nvidia d’installé par défaut … J’ai même réussi à ouvrir l’interface des nvidia-settings pour tenter de configure mon dual screen, mais je n’y suis pas arrivé. Le xorg.conf ne veut pas se laisser écrire même avec sudo (qui est installé, je l’ai utilisé pour d’autre manipulation). Par contre, une question me taraude, que se serait-il passé si j’avais eu une ATI ?

    SOFTWARE

    Le site Apps Store est bien fait, le moteur de recherche efficace et le choix des applications grand. Ils utilisent le mode d’installation cnr, mais derrière ce sont des paquets deb qui sont installés. Il y a du choix et pour tous les gestionnaires de bureau (GNOME, KDE et XFCE sont représentés après un survol rapide).

    En fait, je pense que c’est une base de Debian Lenny avec un bureau xfce qui est utilisé comme « moteur graphique ».

    J’ai essayé d’installer Gedit, Mplayer, gnome-do et le paquet gnome-utils (pour l’utilitaire de screenshots). Sur ces quatre paquets seuls gnome-do et gnome-utils sont installés correctement.

    Pour ce qui est de Mplayer, pas moyen de le faire démarrer via un raccourci dans le tableau de bord et Gedit n’apparait nulle part (malgré une double tentative d’installation et le fait que Presto me dise que ce paquet est déjà installé). Ces deux paquets n’apparaissent pas dans le récapitulatif des applications installées dans le menu de l’apps store, qui reprends normalement tous les programmes qui ont été ajouté via internet. J’ai donc le sentiment que le terme béta n’est pas galvaudé pour ce qui est de l’installation des applications.

    Par contre, comme on est sur une base debian, il ne devrait pas y avoir de problème pour installer apt et profiter des dépôts qui vont bien. Je n’ai pas testé cette possibilité mais je l’ai vue mentionnée sur le forum de Presto.

    La barre de raccourci est super chiante à configurer. Je ne sais pas si c’est moi qui ai du mal avec Xfce, mais j’ai du mal quand même …

    En conclusion, le fait de ne pas avoir de clavier français et d’avoir pas mal de difficulté en font des points durs pour une utilisation intensive au quotidien. Comme je le disais dans mon premier billet, pour checker rapidement ses mails ou balancer des mp3 sur une clé usb, ça le fera. Pour autre chose, c’est quand même encore un peu léger. Donc pas de doute, c’est bien encore une béta.