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Humble Bundle 6 – une très bonne cuvée

Voilà un truc que je n’avais pas fait depuis fort longtemps : acheter des jeux vidéos. Je dois dire que j’ai de moins en moins de temps pour jouer, avec mes 3 petits à s’occuper, mais hier j’ai bêtement craqué après avoir regardé les vidéos des jeux proposés dans le Humble Bundle 6. Ça faisait une ou deux fois que j’avais failli et courageusement résisté, mais la disponibilité de 5 jeux directement sous Linux a eu raison de ma détermination.

En bon radin, je dois dire que le fait de payer ce que l’on veut a été un facteur aggravant. Toutefois en bon linuxien, j’ai payé plus que la moyenne des autres OS et même de Linux d’ailleurs, ce qui m’a valu l’obtention d’un sixième jeu gratuit. Yesss.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, le Humble Indie Bundle project est un « organisme » qui propose régulièrement plusieurs jeux de studios indépendants (ce qui est loin de vouloir dire mauvais jeu) dans un pack ou bundle. Il y a 2 avantages à s’intéresser aux Humble Bundle. L’un est justement de pouvoir payer ce que l’on souhaite pour obtenir ces jeux, ce qui est plutôt chouette d’un point de vue économique. Il faut également souligner que le prix versé est réparti entre les développeurs, Humble Bundle et une association caritative. On fait une bonne action et on se fait plaisir.

L’autre raison est que tous les jeux sont garantis multi plateforme Linux, Mac OS et Windows. Donc on ne laisse personne de côté, ce qui est une attention qui ravira les pauvres linuxiens que nous sommes. Et je vous confirme que tous les titres de ce Bundle sont bien compatibles avec Linux (en tous les cas avec ma Linux Mint dernière version), sans prise de tête avec une très bonne qualité à l’arrivée (je n’ai qu’un petit bug à déplorer).

Passons au menu.

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  • Dustforce (le jeu bonus) : un jeu de plateforme super rapide où l’on incarne un … balayeur
  • Rochard : jeu d’action se passant dans une mine et dans lequel on joue avec la gravité et les objets environnants pour se frayer un passage ou se débarrasser de ses ennemis. J’ai hâte d’approfondir.
  • Shatter : un casse brique sous stéroïdes avec une musique électro bien speed pour se mettre dans l’ambiance.
  • Space Pirates and Zombies (aka S.P.A.Z.) : un jeu d’action stratégie dans l’espace. Pas encore regardé et c’est celui qui m’attire le moins. Je n’ai pas compris le but du jeu en regardant la vidéo de présentation …
  • Torchlight : un Diablo like. Rien que ça ça suffit à me conquérir, j’adore les Hack and Slash
  • Vessel : un jeu de résolution d’énigmes et de puzzle qui a l’air très sympa avec des graphismes vraiment beaux.

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A signaler que Vessel n’est pas encore disponible pour Linux mais qu’il devrait l’être dans les prochains jours d’après l’annonce passée sur le site.

Enfin dernier point qui me ravi, pour le prix payé, vous avez aussi le téléchargement de toutes les musiques des jeux (sauf Vessel) qui sont de très bonne qualité.

[Traduction] 5 astuces pour s’enregistrer avec un super son de guitare en studio

Encore une traduction d’un article plein de bon sens (après l’interview de Paul Gilbert), cette fois ci d’une personne qui a beaucoup d’expérience dans le domaine de la musique en général et de la production en particulier : Bobby Owsinski. Ce monsieur a travaillé avec des centaines de pointures sur des milliers de disques. Alors quand il prend le temps de donner 5 conseils pour avoir un bon son de guitare en studio, on écoute.

Triple Mic
Triple Mic de Alex Lefler, sur Flickr

Voici ce que nous dit Bobby :

Il y a quelque chose que j’ai appris à la dure et que j’ai souligné dans plusieurs livres comme « The Recording Engineer’s Handbook » et « The Ultimate Guitar Tone Handbook ». Mettez les pédales de côté et branchez la guitare directement dans l’ampli, puis foutez le au max. Pour avoir un super son de guitare vous devez non seulement bouger de l’air, mais aussi mettre l’ampli suffisamment fort pour que l’étage de préamp et celui de puissance commencent à distordre un peu, si vous jouez sur un ampli à lampes.

Mais ça s’applique aussi aux modèles peu chers à modélisation qui ont inondé le marché. Même si le son d’un ampli à transistor (un ampli non lampe, sans rentre r dans les détails) est plutôt clair avant d’y ajouter de l’overdrive, le son peut bénéficier beaucoup d’un peu de distorsion en provenance du haut-parleur.

Cela dit, il y a quelques petites choses à garder en mémoire :

1) Les amplis de faible puissance marchent beaucoup mieux en studio, ce qui explique qu’il y ait maintenant beaucoup de petits amplis entre 5 et 20 watts disponibles. Un Marshall 100 watts (ou de n’importe quelle marque d’ailleurs), est beaucoup trop puissant dans 95% des cas en studio, et vous obtiendrez un son qui sera aussi gros avec un 10 watts, sans que tout le monde doivent mettre des bouchons.

2) Que ce soit avec un ampli à lampes ou à transistors, faites le sonner aussi bien que vous pouvez en son clair (autant que possible) avant d’ajouter la moindre distorsion, qu’elle provienne de l’ampli ou d’une pédale. Vous verrez que vous n’avez pas besoin d’autant de crunch que ça et le son s’intégrera mieux dans la piste et le mix.

3) Soyez toujours judicieux avec la distorsion et les effets quand vous enregistrez. En général, ce qui sonne bien pour vous dans la cabine est trop pour la chanson, le son de la guitare devient plus confus et se distingue moins bien dans le mix. Ça ira toujours mieux si vous enregistrez avec trop peu, car on peut toujours ajouter a posteriori, mais on ne peut pas en enlever une fois que c’est enregistré.

4) Ne collez pas le micro contre la grille du haut parleur. Reculez le de 30 cm à peu près (ce qui est la manière « old school » de faire) et vous verrez que vous aurez plus la signature du HP parce que le son peut se développer, et vous attraperez aussi un peu de la pièce.

5) Bougez un peu le micro. Bougez le long du haut parleur qui sonne le mieux de votre ampli ou cabinet pour trouver la meilleure combinaison entre définition et rondeur du son. Plus près du centre vous aurez plus d’aigus et plus vous irez vers le bord du cône plus le son aura de corps. D’habitude, c’est entre les deux que l’on trouve la meilleure combinaison, mais n’ayez pas peur de faire des essais et d’expérimenter. Essayer cette astuce avant de toucher à l’égalisation. Vous serez surpris de voir comme ça fonctionne bien !

Je remercie encore Bob de m’avoir donné la permission de reprendre et traduire ses propos ici. Thanks Bob.

N’hésitez pas à visiter son site, c’est une mine. J’aime en particulier toutes le analyses de chansons qui lui donnent un éclairage « technique », sur la structure, les sons utilisés, la balance entre les instruments. Bref si vous parlez anglais et que vous êtes intéressés par la production, abonnez-vous, vous ne le regretterez pas.

Via Bobby Owsinskis Blog