Customiser GRUB-PC dans Ubuntu 10.04

J’ai la chance de pouvoir écrire assez régulièrement pour le magazine Linux Identity (j’en avais parlé dans un précédent billet d’ailleurs). Ce qui est sympathique, c’est que l’on peut reproduire le contenu des articles que l’on écrit au bout d’un certain temps. Voici donc ma prose sur la customisation de Grub-PC sur Ubuntu 10.04 (mais je pense que ça doit pouvoir s’adapter aux versions ultérieures d’Ubuntu, à toute distribution à base de Debian et peut être même aux autres.)

De GRUB à GRUB-PC

Afin de démarrer, votre ordinateur a besoin de savoir quels sont les systèmes d’exploitation présents, afin de pouvoir choisir celui qui doit être lancé et mettre en marche la procédure de boot.
Dans les versions d’Ubuntu antérieures à la 9.10, GRUB Legacy (GRUB étant l’acronyme de GRand Unified Bootloader) était le programme installé par défaut qui était en charge de cette tâche. Il peut amorcer des systèmes compatibles avec la norme POSIX (GNU/Linux, *BSD, Apple Mac OS, etc.) et possède également la capacité d’enchainer vers un autre amorceur pour les systèmes non compatibles avec la norme POSIX (comme Windows).

Cependant, le projet a choisi de faire évoluer GRUB vers une nouvelle version et un nouveau programme a été écrit, qui a donné naissance à GRUB 2, renommé ensuite GRUB-PC.

Présentation de GRUB-PC
Tout comme GRUB Legacy, GRUB-PC va vous permettre de choisir les entrées qui seront disponibles lors du démarrage de votre ordinateur. Il est également compatible avec les OS de la norme POSIX et ceux qui ne le sont pas. Aucun souci donc pour faire cohabiter par exemple, un ou plusieurs systèmes d’exploitation GNU Linux, une version de Microsoft Windows et une de Mac OS dans le menu.

Grub au démarrage

Cette nouvelle version ayant été réécrite totalement, elle est devenue beaucoup plus puissante. La contrepartie de cette puissance étant une complexité de paramétrage accrue et le nombre d’options disponibles.

Les avantages et inconvénients de GRUB-PC vs GRUB

La majorité des paramétrages de GRUB Legacy tenait dans un seul fichier, « /boot/grub/menu.lst ».

Un simple éditeur de texte en mode super utilisateur suffisait pour paramétrer l’ordre des OS au démarrage, leur nombre, le timeout, …

Aujourd’hui ce n’est plus forcément vrai. En effet, GRUB-PC est plus complexe que son ancêtre. Il est composé de plusieurs fichiers et de scripts répartis dans plusieurs répertoires et la simple édition de ces fichiers n’apportera pas forcément la modification escomptée.

L’avantage de cette complexité étant notamment que le programme possède désormais une interface graphique, est nettement plus modulable et s’adapte à un plus grand nombre d’architectures matérielles.

Afin de s’y retrouver par la suite, voyons quels sont les fichiers utilisés par GRUB-PC

Liste des fichiers utilisés pour la configuration

Voici une brève présentation des fichiers que nous allons rencontrer dans les paragraphes suivants.

  • /boot/grub/grub.cfg : C’est le fichier lu au démarrage de l’ordinateur, remplaçant donc menu.lst sur grub-legacy. En revanche, comme il est généré automatiquement par update-grub, il ne doit donc pas être modifié manuellement, sous peine de voir ses modifications écrasées lors de la prochaine mise à jour.
  • /etc/default/grub : il gère les valeurs par défaut de grub (notamment le délai de lancement, la résolution d’affichage, splash/quiet)
  • les fichiers du dossier /etc/grub.d/

Ce sont avec ces six scripts que nous allons le plus agir, car ils vont nous permettre de modifier les choix et l’ordre des systèmes d’exploitation dans le menu.

  • 00_header : contient le script gérant les options définies dans /etc/default/grub.
  • 05_debian_theme : gère les couleurs du menu et le fond d’écran éventuel.
  • 10_linux : contient le script spécifique au chargement d’un type de noyau. Ce script génère les entrées pour le système par défaut du grub.cfg.
  • 20_memtest86+ : lance le test de mémoire « memtest ».
  • 30_os-prober : contient le script de recherche des autres systèmes installés.
  • 40_custom : configuration perso. C’est là qu’on pourra paramétrer manuellement le lancement des systèmes d’exploitation.

La notion la plus importante à connaitre à propos de ces fichiers est qu’ils seront traités dans l’ordre numérique (00, puis 05, 10, 20 …). Cela aura son importance plus tard.

Modifier l’ordre des différents OS dans le menu

Si vous avez sur votre disque dur Windows et Ubuntu qui cohabitent, il peut arriver que vous souhaitiez modifier l’ordre d’apparition dans le menu des différents systèmes d’exploitation. En effet par défaut, ce sont les entrées Ubuntu qui apparaissent en premier, puis un séparateur et enfin les autres systèmes d’exploitation. Il est plus pratique, si comme moi vous n’utilisez finalement que deux entrées, d’avoir tout sous la main en descendant ou en montant juste d’une entrée avec les touches fléchées du clavier.

La solution la plus simple pour y arriver est de faire remonter les entrées Windows en premier dans la liste. Il suffit de renommer le fichier « 30_OS-prober » en lui donnant un nom qui commence par un nombre compris entre 06 et 09. Ce qui revient à faire traiter ce script entre « 05_debian » et « 10_linux », puisque nous avons vu précédemment que les fichiers sont traités dans l’ordre qui correspond à leur nom.

On se place donc dans le dossier contenant les scripts en tapant dans un terminal :

cd /etc/grub.d

Puis on renomme le fichier « 30_OS-prober » en « 07_OS-prober » pour le faire remonter dans l’ordre numérique des scripts, en tapant la commande suivante :

sudo mv 30_os-prober 07_os-prober

Si le fait de renommer le fichier original vous donne des sueurs froides, vous pouvez également l’enregistrer sous un autre nom, ce qui vous évitera de perdre votre fichier original, on ne sait jamais. En revanche, vous aurez deux fois les entrées Windows (au début du menu et à la fin). Pour ce faire, il suffit de saisir la commande cp (pour copy) au lieu de mv :

sudo cp 30_os-prober 07_os-prober

Liste des scripts grub modifiés

Rien ne vous empêche de supprimer « 30_OS-prober » par la suite quand vous aurez validé que la manipulation fonctionne.

Enfin, on met à jour le GRUB. C’est une manipulation à faire à chaque fois que vous modifiez quoi que ce soit dans les fichiers, car comme je l’ai indiqué plus haut, vos modifications ne seront pas prises en compte si vous ne le faites pas.

Donc toujours dans un terminal, on tape :

sudo update-grub

Et voilà vous devriez maintenant avoir les entrées Windows au dessus de celles d’Ubuntu.

ligne de commande sudo update-grub suite et fin

Supprimer des entrées de noyau dans le menu de démarrage

On continue dans le nettoyage du menu de démarrage avec la suppression des entrées des noyaux superflus. Si vous avez installé votre Ubuntu depuis un certains temps, vous avez certainement plusieurs noyaux qui ont été installé au fil des mises à jour. Le problème, c’est que chacun de ces noyaux apparait dans le menu, l’alourdissant d’autant. Nous n’allons donc garder que le dernier. Cette opération sera bien sûr à renouveler lorsqu’un nouveau noyau sera installé, mais seulement une fois que vous aurez constaté qu’il n’apporte pas de bug à votre installation.

La solution la plus simple, et qui a le mérite de se faire graphiquement, est de cacher les noyaux superflus en les déplaçant manuellement vers un dossier que l’on créera à cette occasion.

On ouvre tout d’abord le dossier « /boot » avec les privilèges de super utilisateur dans nautilus. A vous d’adapter si vous êtes sous Kubuntu ou Xubuntu avec votre gestionnaire de fichier favori.

gksudo nautilus /boot

On crée ensuite un dossier. Dans un espace vide, on clique droit de la souris et on choisit « Créer un dossier », que l’on nommera « NoyauxCachés ». On peut aussi utiliser le raccourci clavier Ctrl + Shift + N.

On sélectionne ensuite à la souris (ou en maintenant la touche Ctrl du clavier enfoncé entre chaque clic) tous les fichiers désignant un ancien noyau et on les fait glisser dans le dossier « NoyauxCachés ». Dans l’exemple ci-dessous ce sont tous les fichiers dont le nom contient la version du noyau 2.6.32-21.

Noyaux à supprimer

Attention cependant à ne pas cacher le noyau sur lequel votre système s’est lancé, car cela pourra poser des problèmes lors du prochain redémarrage. Soyez donc bien sûr des noyaux que vous déplacez.

Pour finir, on met à jour GRUB :

sudo update-grub

Maintenant, vous devriez voir que le ou les noyaux que vous avez déplacés n’apparaissent plus lors de la création du fichier grub.cfg

ligne commande sudo update-grub

Supprimer les entrées Memtest86 au boot

De la même manière que nous avons caché les noyaux superflus, les entrées Memtest peuvent être cachées également. Pour cela, il suffit de déplacer le script « 20_memtest86+ » dans un dossier que l’on va créer.

Pour changer, on va créer le dossier « memtest » dans le dossier dans /etc/grub.d/ en ligne de commande :

sudo mkdir /etc/grub.d/memtest

Puis, on déplace graphiquement le script « 20_memtest86+ » dans le dossier créé dans nautilus (toujours avec les droits de super utilisateur) :

gksudo nautilus /etc/grub.d
Fichiers dans grub.d

Et on n’oublie surtout pas de mettre à jour GRUB :

sudo update-grub
Ligne de commande sudo update-grub suite

Modifier le système d’exploitation sur lequel démarrer par défaut

Par défaut, c’est la première entrée du menu de démarrage qui est sélectionnée et qui provoquera le démarrage du système. Or, on peut avoir envie parfois de ne pas démarrer par défaut sur cette première ligne (par exemple pour démarrer sur Windows si on partage son PC avec d’autres

personnes). Pour modifier ce paramétrage, il faut tout d’abord comprendre la règle de comptage des entrées par GRUB, car c’est le numéro de la ligne qui va déterminer le système qui sera lancé.

Si on se base sur mon menu de démarrage avant que nous ayons appliqué toutes nos modifications, ça ressemble à cela :

Ubuntu, avec Linux 2.6.32-23-generic
Ubuntu, avec Linux 2.6.32-23-generic(mode de récupération)
Ubuntu, avec Linux 2.6.32-21-generic
Ubuntu, avec Linux 2.6.32-21-generic(mode de récupération)
Memory Test, (memtest86+)
Memory Test, (memtest86+, serial console 115200)
Microsoft Windows XP  Professionnel (on /dev/sda3)

Voici le même menu avec les numéros correspondants sur la gauche :

0	Ubuntu, avec Linux 2.6.32-23-generic
1	Ubuntu, avec Linux 2.6.32-23-generic(mode de récupération)
2	Ubuntu, avec Linux 2.6.32-21-generic
3	Ubuntu, avec Linux 2.6.32-21-generic(mode de récupération)
4	Memory Test, (memtest86+)
5	Memory Test, (memtest86+, serial console 115200)
6	Microsoft Windows XP  Professionnel (on /dev/sda3)

L’entrée de Windows XP correspondra donc au N° 6 car on commence à compter à partir de zéro.

Le plus simple pour choisir la ligne et donc le système d’exploitation sur lequel l’ordinateur sera positionné par défaut dans le menu est de saisir la ligne de commande ci-dessous, où « x » est bien sûr le nombre que l’on a trouvé à l’étape précédente,

sudo grub-set-default x

Cependant, sur certaines configurations, cette commande ne fonctionne pas. Il faut alors aller modifier manuellement le fichier /etc/default/grub, en modifiant la variable GRUB_DEFAULT= avec le nombre que l’on a trouvé précédemment.

On peut aussi choisir de fonctionner autrement et décider de mettre par défaut le système qui a été choisi lors du dernier démarrage. Dans ce cas la variable GRUB_DEFAULT= sera suivi de « saved » (sans guillemet), Pour que cela fonctionne, il faudra rajouter une ligne en dessous de celle que l’on vient de modifier avec l’entrée GRUB_SAVEDEFAULT=true.

Changement du fond d’écran du menu

La couleur noire du menu de démarrage est assez tristounette, il faut bien le dire. Nous allons donc ajouter une image en « fond d’écran » pour l’égayer.

On modifie tout d’abord le fichier /etc/default/grub. On l’ouvre dans un éditeur de texte et on décommente la ligne suivante (en enlevant le # qui se trouve devant) :

# GRUB_GFXMODE=640×480

On va fixer une résolution de 800×600 qui devrait convenir à la plupart des PC, en modifiant la ligne comme suit :

GRUB_GFXMODE=800x600x32,800×600

Le plus important dans la taille à donner est de conserver le ratio de votre écran (4:3, 16:10, …).

On renomme l’image en « 00_image_de_fond.jpg » puis on la copie dans le dossier /boot/grub/ avec les droits de super utilisateur.

Maintenant, nous allons modifier le script « 05_debian_theme » qui, comme on l’a vu précédemment, gère toute les customisations graphiques du menu. On l’ouvre avec son éditeur de texte :

sudo gedit /etc/grub.d/05_debian_theme

On modifie les lignes 10, 11 et 12 comme suit et on sauvegarde :

WALLPAPER= »00_image_de_fond.jpg »

COLOR_NORMAL= »white/black »

<COLOR_HIGHLIGHT= »blue/magenta »

En résumé, on a fait les choses suivantes :

  • donné le nom du fichier qui sera notre fond d’écran (WALLPAPER)
  • défini une couleur pour le texte (COLOR_NORMAL) : blanc sur fond transparent (le noir en deuxième correspond à transparent)
  • défini une couleur pour le texte sélectionné (COLOR_HIGHLIGHT) : bleu sur fond en magenta.

Et on n’oublie pas de mettre à jour :

sudo update-grub

Une fois toutes ces modifications effectuées, vous devriez avoir un magnifique menu de démarrage mis en forme comme vous le souhaitez et avec une belle image de fond. Ce ne sont pas des modifications compliquées et elles ne prennent pas des heures à mettre en place. Mais le résultat permet d’obtenir une meilleure ergonomie et un look largement amélioré.

GRUB2

agatzebluz le 8 février 2011 | Classé dans Ubuntu Linux | 10 Commentaires -

Ajouter l’image que l’on veut sur un bouton dans Excel

En ce moment, je suis dans une phase intense de développement de macros Excel. Et il faut bien dire qu’y accéder par le menu, ce n’est pas ce qu’il y a de plus pratique. Donc je crée des boutons. Mais les images que l’on peut leur associer sont bizarrement tout sauf parlantes. Alors pour customiser ça, on peut s’amuser avec l’éditeur de boutons, mais bon … pas très pratique non plus.

Il y a une autre solution qui est de remplacer l’icône du bouton par une image de son choix, sachant que la taille admise est de 16 fois 16 pixel (pas gros comme image). Si vous en mettez une plus grande, elle sera réduite.

Il suffit donc avec son programme de copie d’écran favori (sous Windows pour moi c’est Fastone Capture) de faire une petite copie de ce qu’on veut, puis de cliquer droit sur un endroit vide d’une barre d’outil d’Excel, Personnaliser, et cliquer droit encore sur le bouton que l’on veut modifier. On colle ensuite la copie d’écran miniature qui est dans le presse papier (avec un simple Ctrl+V) et voilà !!!

Via l’aide Online Microsoft Office

agatzebluz le 4 février 2011 | Classé dans Informatique High Tech | 1 commentaire -

Fermer proprement Spotify sous linux

Si comme moi vous utilisez Spotify mais que comme moi, vous êtes près de vos sous, vous avez installé la version windows que vous faites tourner avec Wine. D’ailleurs ça marche impec, pas la peine de s’embêter avec un client Linux en version beta et qui ne fonctionne qu’avec les utilisateurs premium.

Bref, le seul truc qui le chiffonait quelque peu, c’était l’extinction de l’application. Pas moyen de l’arrêter avec la croix, ça ne faisait que minimiser l’application dans le système tray (avec une icône invisible en plus).

Donc j’en étais à la fermer à coup de console (killall spotify.exe ou killall Spotify c’était selon les fois, ce qui était tout aussi incompréhensible d’ailleurs).

Jusqu’à ce que je tombe sur un billet (que j’ai zappé d’ailleurs … honte sur moi) qui explique que pour fermer proprement l’application, il suffit de passer par le menu net de faire Fichier > Quitter. La honte totale, c’est un truc de débutant quoi. J’ai tellement l’habitude que la croix fasse la même chose que je n’utilise quasiment jamais les menus. Le point est noté, je ferai mon noob la prochaine fois !!

agatzebluz le 5 novembre 2010 | Classé dans Informatique High Tech, Ubuntu Linux | 1 commentaire -

TabCandy: La gestion des onglets dans le futur Firefox à la manière d’Exposé

Voici une fonction que j’ai hâte de voir implémentée dans la future version 4.0 de Firefox, car elle sera bien utile. Il s’agit d’un Exposé-like pour les onglets, mais avec quelques fonctions supplémentaires bien pensées.

Le problème qui se pose quand on a trop d’onglets ouverts en même temps (j’ai entendu parlé de certaines personnes qui en ouvraient plusieurs centaines !!!), c’est que très vite, on ne s’y retrouve plus et la navigation dans tous ces onglets n’est pas ce qu’il y a de plus facile.

L’idée de Tabcandy est de pouvoir d’abord visualiser les onglets ouverts dans une nouvelle fenêtre, juste en cliquant sur un bouton, un peu à la manière d’Exposé. Mais là où ça va plus loin, c’est qu’on va pouvoir regrouper les onglets par thème (que l’utilisateur va choisir et nommer comme il l’entend) dans des « conteneurs » virtuels, simplement en les faisant glisser dans le « conteneur ». Et on pourra choisir de n’afficher que les onglets de ce « conteneur », ce qui va largement contribuer à la légèreté de l’apparence de la barre d’onglets si le travail de tri est bien fait en amont.

Attention, les onglets ne seront pas fermés, il resteront actifs, mais ne seront plus affichés. Ce ne sera pas un moyen d’alléger la consommation de mémoire de Firefox.

La vidéo expliquera le concept mieux que je ne le puis, alors je laisse place à la magie du cinéma (en anglais).

Un autre avantage que je vois à ce système, c’est pour gagner en productivité, afin de ne plus avoir les sites « perturbateurs » comme Gmail, Google Reader ou Twitter, sous le nez quand on se met sur une autre tâche. On pourra regrouper ses tâches par groupe et ainsi être plus efficace.
Alternativement, on pourra aussi tricher au bureau … ;-) mais bon, pas bien de surfer au bureau.

Pour le moment, cette fonction n’est disponible que dans une version spéciale de Firefox, et pas dans les versions de développement, donc pour la télécharger et l’essayer, il faut se rendre à cette adresse et installer le fichier.
Les versions disponibles couvrent Windows, Mac et Linux, en 32 et 64 bit, et même maemo et android. que l’embarras du choix.

Sous Linux, téléchargez l’archive, l’extraire et double cliquer sur le fichier « firefox » (pas « firefox-bin »). Aucun installation n’est requise.

Via Web Upd8.

agatzebluz le 26 juillet 2010 | Classé dans Internet | 4 Commentaires -

Une règle simple en MAO : toujours désactiver la carte Wifi !!!

J’ai fait tout récemment l’acquisition d’une nouvelle carte son Line6, car la Miditech que j’avais acheté il y a peu de temps a rendu l’âme (plus de son en sortie, c’est gênant pour écouter ce qu’on joue). Il s’agit d’un Toneport UX2, la version plus chère de celle que je possède déjà. Quand on est satisfait d’un matériel, on revient finalement vers la même crémerie. Et tant pis si je ne pas m’enregistrer sous Ubuntu. Au prix payé (37 euros sur Ebay avec 10 euros de frais de port), je suis super gagnant.

Bref, j’avais tout bien installé sur mon Acer REVO sous Windows Vista, les drivers, le logiciel Gearbox, Podfarm, en suivant les recommandations (ne pas brancher la carte dès le début, attendre qu’on me le dise, cliquer sur les messages de Windows), mais j’avais périodiquement un série de bip, ou de craquement qui se faisaient entendre. Très désagréable et surtout pas possible d’enregistrer quoi que ce soit dans ces conditions (c’était toutes les minutes environ).

Je me suis donc baladé sur les forums d’Audiofanzine dédiés à ce matériel (UX1 et UX2) et finalement quand ce genre de problème survient, les réponses sont toujours les mêmes. Voici les points à vérifier si vous rencontrez ce genre de souci (et c’est bien sûr applicable à n’importe quelle carte son sous Windows, et peut être même sous Linux et Mac) :

  • réinstaller proprement les drivers et les logiciels (en vérifiant que l’exe n’est pas corrompu, Line6 fourni des sommes MD5 pour vérifier, sous Linux vous pouvez suivre le tuto que j’avais pondu il y a quelques temps) en suivant bien les recommandations du constructeur (cf. ce que je dis plus haut)
  • tester différents câbles (USB ou audio)
  • ne jamais brancher la carte sur un hub USB
  • changer de port USB
  • désactiver Firewall et antivirus
  • désactiver la carte wifi

Dans mon cas, le coupable était donc la carte Wifi. Une fois désactivée (un clic droit sur son icône dans le menu du réseau et choisir désactiver), le problème a disparu et j’ai pu me consacrer entièrement à la musique sans peur de me faire pourrir les oreilles.

agatzebluz le 21 juillet 2010 | Classé dans Informatique musicale MAO | 4 Commentaires -

Encore du nouveau matériel : imprimante All In One Lexmark S505

En ce moment on ne peut pas dire que je joue à l’écureuil. Un nouveau PC, une nouvelle carte son (et un nouveau casque pour aller avec), et maintenant une nouvelle imprimante.

Par contre, mes origines auvergnates me rendent allergiques au fait de payer plein pot, donc je vais en général vers les prix les plus bas ou les déstockages. Pour cette imprimante, j’ai profité d’une vente Lexmark sur venteprivée.com. En effet, il était temps de mettre au rancart mon ancienne HP Deskjet 245C (qui fonctionne toujours parfaitement d’ailleurs, si quelqu’un est intéressé …). Je voulais plus de vitesse d’impression et surtout un scanner reconnu sous Linux (foutu Lide20 Canon !!). C’est chose faite avec la Lexmark S505.

D’ailleurs, je peux vous parrainer sur vente privée si ça vous intéresse, n’hésitez pas. Il y a vraiment beaucoup de ventes pour tous les gouts, j’achète assez souvent chez eux.

Les caractéristiques techniques de la chose sont sur cette page.

Lors de mes recherches, je ne l’ai pas trouvé sur l’Open Printing database, ce qui n’était pas forcément de bonne augure pour son installation sous Linux. Mais rapidement, je me suis rendu compte que Lexmark fournit un script d’installation pour Linux, avec une assez grande variété de distributions supportées (Debian based donc Ubuntu, Red Hat Fedora, Open Suse).

Donc l’installation a été largement facilité. Il suffit de le rendre exécutable et de le lancer (pour plus de renseignements, allez voir ici) et après on suit les consignes.

Au final, ça marche bien, même mieux que sous Windows (le scanner est plus rapide pour une raison que je ne m’explique pas). Le seul point noir c’est que je n’ai pas d’OCR efficace. Là Windows est laaaaargement devant. D’ailleurs, il est très efficace l’outil fourni par Lexmark.
Au final, je vous recommande cette imprimante, elle imprime bien et vite, son scanner est parfaitement reconnu et très efficace, la fonction de photocopie est pratique et en plus elle est assez économique à l’usage.

agatzebluz le 8 juin 2010 | Classé dans Informatique High Tech, Ubuntu Linux | 16 Commentaires -

Demie victoire judiciaire pour le logiciel libre au Québec

Pour une fois que la justice donne raison au logiciel libre, il faut en parler.Voici des extraits de cette nouvelle vue sur le monde.fr
Une cour de justice du Québec « a estimé que les autorités de cette province canadienne avaient « agi illégalement » en choisissant sans appel d’offres d’acheter des logiciels Microsoft, alors que l’administration aurait aussi pu choisir des logiciels libres comme GNU/Linux. »

Le remplacement des postes de travail et du système informatique de la Régie des rentes du Québec (l’organisme public de retraites) avait été fait sans aucun appel d’offre car « seul Microsoft était capable de répondre à ses besoins ». Celà représentait quand même la coquette somme de 722 000 dollars canadiens (570 000 euros, au cours actuel).

La société Savoir-Faire Linux, qui avait proposé ses services et s’était vue rembarrée, a donc entamé une action en justice. « La Cour a cependant rejeté la demande d’annulation de l’attribution du contrat à Compugen, une société commercialisant les produits de Microsoft. La RRQ et les sociétés représentant Microsoft dans cette affaire ont été condamnées à payer les frais de justice. »

C’est agréable de voir que l’utilisation des logiciels libres remonte et gagne en crédibilité dans les plus hautes sphère de l’État (fut-il canadien). Désormais, il s’agit d’une alternative plus que crédible face au logiciel propriétaire, Microsoft pour ne pas le citer. Et il est vrai que passer un tel contrat sans appel d’offre préalable, c’est prendre le risque de payer beaucoup trop cher, sans compter les risques de malversations (copinage, copinage …).

Via LeMonde.fr.

agatzebluz le 5 juin 2010 | Classé dans Ubuntu Linux | 3 Commentaires -

Une carte son pour la MAO qui fonctionne sous Linux ?

J’en avais marre de devoir booter mon gros ordi pour gratouiller et m’enregistrer vite fait avec ma guitare sur un playback ou en faisant une petite rythmique. Le matos Line6 est super, mais c’est limité à une utilisation MAO sous Windows. Sous Linux, point de salut pour l’enregistrement. Ça ne fonctionne pas, même avec les drivers libres.

A ce propos, il y a un petit sondage sur ce site pour savoir quelle utilisation vous souhaiteriez voir implémentée dans le driver libre à l’avenir (et peut être faire pression sur Line6, mais ça je n’y crois guère, ils sont inflexibles sur ce point). Alors répondez, ça ne prends que quelques secondes.

Donc, tout ça pour dire qu’il me fallait une interface audio différente de mon UX1 pour faire de la MAO sous Linux.

Les conditions était au nombre de 3 : adaptée à la guitare, utilisable sous Linux et pas chère (moins de 50 euros). Je ne me suis pas facilité les choses avec le critère du prix, c’est vrai.

Après quelques recherches, notamment sur le site de référence de la MAO sous Linux LinuxMAO.org, je me suis décidé pour l’interface guitarface II de miditech.

Elle correspond parfaitement à mes critères :

  • elle est spécialement conçue avec les guitaristes en tête (entrées jack 6.35 mm)
  • elle est USB class compliant, et donc ça doit marcher sans souci
  • elle n’est pas chère du tout !! 44 euros chez Thomann.

En plus, le package (car oui pour le prix il y a d’autres choses dans le carton) comprend Samplitude SE et Amplitube SE, pour Windows évidemment.

Les spécifications de la bête :

« Class Compliant » USB Audio Interface, (Windows no drivers necessary)
16 Bit/ 48 kHz resolution LINE stereo interface
2 HI-Z instrument preamps
2 MIC preamps with 48V phantom power, Signal and peak indicator LEDs
Adjustable stereo LINE output
Full duplex with compatible recording software
USB powered
Incl. Magix Samplitude SE and IK Multimedia Amplitube 2 Duo,
ASIO Driver available as Download

Point positif au déballage, elle est minuscule, ça tombe bien je n’ai pas des masses de place. Elle est bien finie, elle ne fait pas plastoc cheap, il y a du poids dans la main.

Point négatif : les (tous petits) potentiomètres pour régler les niveaux d’entrée et de sortie sont sur la face arrière. Pas pratique ni ergonomique. Mais comme elle est petite, ça se fait quand même facilement.

Pour l’instant très content. Par contre, la MAO sous Linux, c’est pas de la tarte …

A suivre.

agatzebluz le 25 mai 2010 | Classé dans Informatique musicale MAO, Ubuntu Linux | 10 Commentaires -

[Newsgroups] Z51 propose son propre grabber de news

En tant qu’abonné au service de z51, j’ai reçu il y a quelques semaines un mail m’informant qu’ils me mettaient gratuitement à disposition un client news qui me permettrait de télécharger facilement sur les newsgroups via mon compte Z51 (ça marche aussi avec Illiminews). Il s’appelle PureNZB. Je me suis empressé de tester ça (surtout que maintenant j’ai un PC correct qui tourne aussi avec Vista).

L’installation s’est passée sans problème. On récupère un fichier msi (c’est comme un exe en fait), on double clique dessus et on appuie sur les boutons en se laissant guider. Que du classique Windows quoi. Il est compatible avec les versions 2000 / XP / Vista et 7.

Une fois qu’on en a terminé avec l’installation, il suffit de rentrer ses login et mot de passe et c’est tout.

La beauté du truc, c’est que c’est terminé. Si vous avez le SSL d’activé dans votre compte, il en tient compte et donc vos téléchargements seront cryptés. Royal.

L’interface est simple et efficace. Elle est divisée en deux parties. En haut, les recherches, avec un moteur de recherche qui va pointer sur un site que l’on choisit (Binnews, Binsearch, …). Ce site est modifiable via un menu déroulant.

Une fois qu’on a rentré sa recherche et appuyé sur Entrée, la page des résultats du site en question se charge dans l’interface. Par exemple pour Binnews (mon favori pour le référencement des posts, mais sur lequel on ne trouve aucun nzb) on a les résultats avec en dessous de chacun des boutons permettant de lancer une recherche avec le nom du fichier sur des annuaires de nzb. En gros, ça fonctionne comme les scripts greasemonkey que je vous ai déjà présentés. Sauf que tout est au même endroit. Bien vu et pratique.

Une fois que le nzb est choisi, on a une grosse (mais alors très grosse) icône verte qui permet de le télécharger et de le mettre en file d’attente dans la partie basse de l’interface. A partir de là, on gère ses téléchargements de manière classique. On n’a plus qu’à attendre et c’est fini.

Dans les préférences, on peut demander de vérifier et extraire automatiquement ce qu’on a DL. Ça c’est pratique (même si d’autres grabber comme grabit par exemple savent le faire, c’est toujours appréciable), c’est toujours ça de moins à installer.

Alors bien sûr, ce client n’est utilisable que si vous avez un compte chez z51, mais malgré tout c’est super sympa d’avoir un logiciel simple d’utilisation et qui fonctionne facilement et sans prise de tête. Et gratuitement qui plus est !!!

Un petit point négatif pour mon utilisation, c’est qu’on ne peut pas naviguer dans les groupes. On est obligé de fonctionner par recherche. Or moi ce que j’aime, c’est découvrir ce qui est posté sur certains groupe, sans compter que tous les posts ne sont pas repris sur les annuaires. Surtout quand on cherche des trucs un peu underground (rien de malsain ou cochon, je vous rassure !!!) en musique par exemple.

Autre point que je n’ai pas testé, le logiciel permet de commencer à regarder les vidéos que l’on télécharge au fur et à mesure de l’avancement du DL. Ils appellent ça le streaming des vidéos, mais je dois dire que je ne suis pas pressé à ce point là et surtout je pense que ma connexion n’est pas assez rapide (comme d’hab).

Bref, merci beaucoup à z51, mon DL sous Windows a changé, c’est beaucoup plus simple désormais. Par contre, sous Linux, je reste fidèle à Pan et Stunnel, on ne se refait pas.

Mais je pense que je vais tester avec wine pour voir si ça fonctionne. Par contre, je ne sais pas comment vérifier si SSL est actif ou pas … Quelqu’un a une idée, car après une recherche rapide, je ne trouve pas.

agatzebluz le 30 avril 2010 | Classé dans Informatique High Tech, Internet | 4 Commentaires -

Un nouveau venu dans la famille

Je ne parle pas d’un autre enfant (c’est bon 3 ça suffit !!) mais d’un nouveau PC. Je me suis offert un Acer Aspire Revo, à pas cher à Taiwan, j’aime vivre dangereusement. En même temps à 160 euros, je ne prends pas trop de risque financier et mon vieux portable commençait à vraiment trop être à la ramasse. Le seul risque c’est de l’avoir acheté sur Ebay et d’occase. Qui vivra verra.

Les spécifications de la bête :

Support full HD 1920×1080
Video out: HDMI port x1 / D-SUB VGA port x1
OS : Windows Vista English
CPU :Intel Atom N230 (1.6 GHz)
Chipset : NVIDIA ION Chipset
DIMM : DDR2 SO-DIMM 2G
HDD : 320 GB
Card Reader : SD/SDHC/MS/MS Pro/MMC
WiFi : IEEE 802.11 b/g/n
LAN : 10/100/1000 Base-TX Ethernet LAN on Board
COLOR : BLUE

Jusque là, très content de cette machine : presque silencieuse la grande majorité du temps, largement assez rapide pour l’utilisation qui en est faite (bureautique, surf, vidéo youtube, lecture de divx et musique, MAO light). Même Vista ne me parait pas aussi ignoble, vu que c’est relativement rapide à l’usage (pas au boot par contre !!!).

Le seul truc c’est que comme c’est de l’occasion, je pense que le disque dur a été totalement reformaté et le Linux maison Acer Revoboot a été effacé, donc je n’y ai pas accès. Pas grave, je vais le mettre moi-même le linux !!

Autre point négatif, on a une tonne de crapware à désinstaller lors des premiers démarrages. Il y en a vraiment pas mal. Ça aussi ça prend un peu de temps mais c’est pas bien grave. Ce qui est plus dérangeant, c’est l’outil d’Acer qui propose de graver les disque de sauvegarde … alors qu’il n’y a pas de graveur. Pas de solution en dehors de brancher un graveur externe, tant pis, si ça crashe un jour, il sera totalement sous Linux (pour une fois).

Une constatation qui frappe d’entrée, ça pèse rien !!! C’est vraiment troublant d’avoir un ordi aussi léger qui ne soit pas un portable. On a l’impression qu’ils ont oublié des pièces dans l’UC.

Le pied par contre n’est pas le plus sécurisant qui soit. Il est stable un fois qu’il est enfiché dans la base de l’UC (si on peut appeler cette petite boite par ce nom pompeux) mais il a tendance à jouer les filles de l’air dès que l’on essaie de bouger la box.

Pour le prix (160 euros + 20 euros de TVA), je suis très content de mon achat. C’est vraiment idéal pour une station de surf discrète ou un centre de visionnage de divx si vous avez une télé récente (et pas une TV avec tube cathodique avec seulement des prises peritel …). Je recommande.

agatzebluz le 21 avril 2010 | Classé dans Informatique High Tech | 17 Commentaires -